Meilleures Choses à Faire:
- 1. Visiter le Musée du Louvre : Points Forts
- 2. Mona Lisa par Léonard de Vinci (Aile Denon, Salle 711)
- 3. Les Noces de Cana par Véronèse (Aile Denon, Salle 711)
- 4. Vénus de Milo (Aile Sully, Salle 345)
- 5. Victoire de Samothrace (Aile Denon, Salle 703)
- 6. Le Sacre de l'Empereur Napoléon Ier par Jacques-Louis David (Aile Denon, Salle 702)
- 7. La Liberté Guidant le Peuple (Aile Denon, Salle 700)
- 8. Psyché Ranimée par le Baiser de l'Amour par Antonio Canova (Aile Denon, Salle 403)
- 9. Louis XIV par Hyacinthe Rigaud (Aile Sully, Salle 916)
- 10. La Dentellière par Jan Vermeer (Aile Richelieu, Salle 837)
- 11. Chevaux de Marly (Aile Richelieu, Cour Marly)
- 12. Le Couronnement de la Vierge (Aile Denon, Salle 708)
- 13. Le Tricheur à l'As de Carreau par Georges de La Tour (Aile Sully, Salle 912)
- 14. Portrait de l'Artiste Tenant un Chardon par Albrecht Dürer (Aile Richelieu, Salle 101)
- 15. Captif Sculptures par Michelangelo (Aile Denon, Salle 403)
- 16. Bijoux de Couronne Français (Galerie d'Apollon)
- 17. Exploration du Palais du Louvre
- 18. La Grande Entrée : Pyramide du Louvre
- 19. Le Louvre Médiéval : Fondations du Palais
- 20. Un Magnifique Palais Royal Pour les Rois de France
- 21. Comment Profiter au Maximum de Votre Visite au Musée du Louvre
Visiter le Musée du Louvre : Points Forts
Une visite des vastes galeries du Musée du Louvre offre un aperçu des plus grands chefs-d'œuvre de la civilisation occidentale. Certaines des œuvres les plus célèbres au monde sont exposées ici, notamment la Mona Lisa de Léonard de Vinci et la Vénus de Milo.
De nombreuses peintures du musée appartenaient aux différents rois qui ont vécu dans le Louvre lorsqu'il était une résidence royale ; d'autres pièces ont été acquises grâce aux traités de la France avec le Vatican et la République de Venise. La collection a été encore enrichie par les dépouilles de Napoléon Ier.
Le plus grand musée du monde, le Musée du Louvre, regroupe des milliers d'œuvres d'art dans un espace d'exposition de 73 000 mètres carrés, réparti en trois sections : les ailes Denon, Richelieu et Sully, dans un bâtiment magnifique qui était autrefois le palais des rois français.
Chaque aile compte plus de 70 salles affichant des peintures et des objets d'art, de plus, il y a d'énormes halls remplis de sculptures. Il est impossible de voir l'ensemble de la collection en une journée, voire en une semaine.
Visiter le Louvre est l'une des choses essentielles à faire à Paris. Cependant, la plupart des touristes ont besoin d'un peu de guidance pour vraiment apprécier l'art et son riche patrimoine culturel. Cette liste de 15 > du Louvre comprend le contexte historique et des analyses approfondies sur chaque pièce pour enrichir votre expérience.
Mona Lisa par Léonard de Vinci (Aile Denon, Salle 711)
Les chercheurs débattent des raisons qui font de la Mona Lisa l'une des peintures les plus renommées au monde. Une explication est le sens du mystère.
Bien que l'identité du modèle ne soit pas claire, la femme représentée est censée être Lisa Gherardini, épouse de Francesco del Giocondo (un marchand de soie à Florence, en Italie). Pour cette raison, le nom italien de la peinture est La Gioconda, qui se traduit par La Joconde en français.
Une autre explication de la célébrité de la peinture est le sourire énigmatique du modèle, qui symbolise peut-être l'idéal du bonheur. Son expression captivante et son regard oblique ont le don d'enchanter les observateurs. Les visiteurs remarquent comment la Mona Lisa semble les regarder, peu importe où ils se tiennent dans la salle.
De nombreux visiteurs viennent au Louvre juste pour voir cette seule peinture, certainement l'œuvre d'art la plus célèbre du musée. Créée par Léonard de Vinci vers 1503, la petite peinture dans la Salle des États (Salle 711) est protégée par une couche supplémentaire de plexiglas et est généralement entourée d'une foule de touristes essayant d'apercevoir cette œuvre.
Pour mieux apprécier cette peinture, il est conseillé de participer à une visite guidée de petit groupe, sans file d'attente, du Louvre, dirigée par un guide compétent. La visite permet aux participants de contourner les longues files d'entrée du musée et de se diriger directement vers les œuvres incontournables, maximisant ainsi le temps passé au musée.
Les Noces de Cana par Véronèse (Aile Denon, Salle 711)
Paolo Caliari (connu sous le nom de Véronèse) a créé Les Noces de Cana en 1563, commandé par le monastère bénédictin de San Giorgio Maggiore à Venise.
La plus grande peinture du Musée du Louvre, cette immense toile de six mètres de haut sur dix mètres de large occupe un mur entier de la galerie du Louvre du sol au plafond. À l'origine, elle devait décorer le réfectoire du monastère vénitien.
Les Noces de Cana (The Wedding Feast at Cana) est une composition magistrale qui représente la scène du mariage biblique à Cana en Galilée, l'événement selon l'apôtre Jean lorsque le Christ effectue le miracle de transformer l'eau en vin.
La composition remarquable de plus de 100 figures parvient à paraître harmonieuse plutôt qu'encombrée. Les mariés sont assis au bout de la table de banquet sur le côté gauche. Le Christ est au centre, entouré de ses disciples. Des Vénitiens contemporains se mêlent à des personnages bibliques portant des turbans orientaux.
L'incroyable attention portée aux détails par l'artiste se voit dans la minutie réaliste, comme le drapé des superbes costumes vénitiens. La scène dynamique est pleine de surprises : un nain tenant un perroquet (en bas à gauche), de petits oiseaux, des chiens amicaux et un chat amusant (en bas à droite) qui semble être un invité non invité, se grattant les griffes sur une cruche d'eau.
Vénus de Milo (Aile Sully, Salle 345)
La Vénus de Milo se dresse dans la Galerie des Antiques du Louvre, dans la Salle de la Vénus de Milo (Salle 345), une somptueuse galerie du 19ème siècle ornée de marbre rouge.
Cette statue séduisante, également connue sous le nom d'Aphrodite, représente l'idéal grec de la beauté. Créée vers 100 av. J.-C., la statue de la déesse reflète la stylisation de la période hellénistique tardive.
L'œuvre a captivé le monde de l'art depuis sa découverte sur l'île grecque de Milos ("Melos" en grec ancien) en 1820 et fut présentée à Louis XVIII.
Ce qui fait de cette statue un chef-d'œuvre est la composition équilibrée, le sens de l'espace et la manière dont le drapé tombe sur les hanches de la déesse. Malheureusement, les morceaux manquants de marbre rendent difficile l'identification et la compréhension complète de la statue.
Les historiens de l'art ont tenté d'imaginer comment ses bras étaient positionnés et où elle aurait pu se tenir. Certains croient qu'elle aurait pu tenir une pomme, une couronne ou un bouclier. Une autre hypothèse est que Vénus tenait un miroir dans une main pour admirer son reflet.
Victoire de Samothrace (Aile Denon, Salle 703)
Un chef-d'œuvre de l'art hellénistique, cette sculpture classique monumentale est époustouflante à admirer. Présentée dans son propre espace au sommet du grand Escalier Daru, la Victoire de Samothrace (Winged Victory) a un pouvoir captivant sur les visiteurs qui tournent au coin et aperçoivent la statue.
Perchée dans une posture courageuse à l'avant d'un navire, la déesse ailée de la Victoire (Niké) guide un vaisseau naviguant à travers de violentes rafales de vent. Créée vers 190 av. J.-C., la déesse ailée de la Victoire a été trouvée sur l'île de Samothrace et est considérée comme une offrande religieuse faite par le peuple de Rhodes en commémoration d'une victoire navale.
La figure de la déesse est représentée avec une telle précision qu'on a du mal à croire qu'elle a été sculptée 2000 ans avant la photographie et la modélisation graphique 3D. La composition en spirale crée un effet de mouvement vigoureux, avec les ailes en arrière et la jambe droite placée devant la gauche.
Grâce aux détails sculpturaux subtilement rendus, la déesse semble trempée dans l'eau. Son vêtement donne l'impression réaliste d'un tissu léger qui s'accroche à ses hanches et ses jambes, révélant la forme du corps féminin nu. En même temps, une brise fait gonfler la tunique drapée de la déesse, ce qui confère un sens étonnant de réalisme.
Le Sacre de l'Empereur Napoléon Ier par Jacques-Louis David (Aile Denon, Salle 702)
Napoléon Ier a commandé à Jacques-Louis David de créer cette peinture majestueuse comme un document de sa cérémonie de couronnement. Napoléon s'est proclamé empereur en mai 1804 après un coup d'État suite à ses campagnes militaires victorieuses en Italie et en Égypte.
La cérémonie de couronnement a été réalisée selon le protocole du couronnement d'un roi dans la tradition monarchique française. Cependant, Napoléon s'est couronné lui-même tout en faisant face à l'assemblée au lieu d'être couronné par le Pape, afin d'affirmer son indépendance par rapport à l'Église.
Jacques-Louis David a assisté à la cérémonie de couronnement du 2 décembre 1804 à la Cathédrale Notre-Dame à Paris. De 1805 à 1808, l'artiste a créé cette peinture d'une précision impeccable et d'un réalisme saisissant de l'événement, avec 146 personnes présentes.
Le Sacre de l'Empereur Napoléon Ier occupe une toile de six mètres par dix mètres ; ses grandes dimensions donnent aux spectateurs l'impression d'assister réellement à la cérémonie de couronnement. En voyant la peinture, Napoléon aurait déclaré en référence à sa grandeur et son réalisme : "On peut marcher à travers cette peinture!"
David dépeint la cérémonie de manière précise tout en se conformant à la demande de Napoléon de transmettre un message symbolique et politique, glorifiant l'événement pour lui donner une place unique dans l'histoire.
Les Salles Rouges (Salles Rouges) exposent Le Sacre de l'Empereur Napoléon Ier et d'autres prestigieuses peintures historiques, telles que Madame Récamier par Jacques-Louis David, Le Radeau de la Méduse (The Raft of the Medusa) par Théodore Géricault, Mademoiselle Rivière par Jean-Auguste-Dominique Ingres, La Liberté Guidant le Peuple (Liberty Guiding the People) et La Mort de Sardanapale (Death of Sardanapalus) par Eugène Delacroix.
La Liberté Guidant le Peuple (Aile Denon, Salle 700)
Cette peinture évocatrice illustre l'un des événements les plus importants de l'histoire française, l'insurrection parisienne de juillet 1830, lorsque les Républicains de France ont mené une révolte contre le gouvernement de la Seconde République.
Delacroix avait pour intention de mettre en avant les valeurs de la Révolution de 1789 et l'idéal de la souveraineté populaire avec La Liberté Guidant le Peuple. La création de cette œuvre était un acte patriotique, car Delacroix croyait passionnément en la cause républicaine.
La figure allégorique de la Liberté est dépeinte comme une femme forte et inspirante, les seins nus (la nudité est courante dans les peintures historiques françaises), suggérant une filiation avec une déesse grecque classique. Preuve de sa détermination et de son esprit combatif, elle tient un drapeau français dans une main et une arme d'infanterie dans l'autre.
La figure de la Liberté émerge victorieusement d'un arrière-plan sombre et enfumé et semble être baignée de lumière, symbolisant son illumination morale. Delacroix apporte une interprétation profondément émotionnelle et romantique à la peinture, tout en lui conférant une qualité réaliste.
Psyché Ranimée par le Baiser de l'Amour par Antonio Canova (Aile Denon, Salle 403)
De toutes les sculptures de la lumineuse Galerie Michel-Ange (Salle 403), celle-ci est la plus charmante. Cette sculpture, Psyche Revived by the Kiss of Love (également intitulée L'Amour et Psyché en français) a été inspirée par l'histoire mythologique de Cupidon et Psyché tirée des Métamorphoses d'Ovide.
Dans cette histoire, Cupidon voit Psyché qui est tombée dans un sommeil après avoir respiré un mélange interdit. Cupidon s'approche doucement de Psyché, sur le point de l'embrasser. Puis Psyché se réveille et enlace langoureusement Cupidon. C'est ce moment tendre qui est capturé dans ce chef-d'œuvre envoûtant.
Antonio Canova a créé une œuvre pleine d'émotion, typique de la sculpture néoclassique romantique. En même temps, la sculpture est si précise que les figures semblent vivantes.
Remarquez le délicat sculptage des ailes de Cupidon, le carquois rempli de flèches et l'ornementation sur l'amphore. Admirez la façon dont Cupidon tient le cou de Psyché et la courbe de sa hanche alors qu'elle se tourne pour l'enlacer, le tout montré avec un parfait sens de la proportion et du mouvement.
Des traits finement ciselés et des détails anatomiques tels que le nombril de Psyché et ses orteils gracieux ajoutent une sensation d'authenticité, créant l'impression que les figures sont faites de chair plutôt que de marbre.
Louis XIV par Hyacinthe Rigaud (Aile Sully, Salle 916)
Cette peinture emblématique du "Roi Soleil" a été créée en 1701 par le portraitiste royal français Hyacinthe Rigaud. La peinture devait à l'origine être un cadeau pour Philippe V d'Espagne, mais la cour française l'aimait tant que l'œuvre ne fut jamais envoyée au roi espagnol.
Rendue avec un détail exquis, le portrait représente Louis XIV comme l'image ultime du pouvoir absolu. L'arrière-plan opulent et les impressionnantes robes de couronnement du roi symbolisent sa grandeur. Louis XIV avait 63 ans lorsque ce portrait a été peint.
Remarquez la richesse de la robe du roi, brodée de fleurs de lys (fleurs de lys), symbole royal. En arrière-plan, une couronne repose à côté du roi sur un tabouret. Cette peinture a été conçue pour rappeler au spectateur l'autorité de Louis XIV.
La Dentellière par Jan Vermeer (Aile Richelieu, Salle 837)
Renoir considérait la peinture de Jan Vermeer La Dentellière comme l'une des plus belles œuvres au monde. La Dentellière a été créée par Vermeer vers 1669 ou 1670.
Le motif de la dentelle était souvent utilisé dans les peintures néerlandaises du 17ème siècle pour symboliser les vertus féminines traditionnelles. Au premier plan de la peinture se trouve un petit livre qui est probablement une Bible, donnant à l'œuvre une autre couche de suggestion morale et religieuse.
Vermeer aimait peindre des scènes de la vie quotidienne et était habile à représenter des objets familiers d'une manière attrayante. La jeune femme (probablement l'épouse de Vermeer) est montrée concentrée sur son travail minutieux de dentellière.
Le fil entre les doigts de la femme et les épingles et le fuseau forment le point central de l'œuvre. Les objets deviennent plus flous en arrière-plan, imitant le champ optique naturel de l'œil humain.
Vincent van Gogh a salué cette peinture pour son mélange harmonieux de couleurs, visible dans le coussin à coudre vibrant et les fils multicolores.
Chevaux de Marly (Aile Richelieu, Cour Marly)
Les Chevaux de Marly ont été commandés par le roi Louis XIV pour le bassin à cheval du Château de Marly. Créée entre 1739 et 1745, cette sculpture monumentale en marbre de Carrare est une image de deux chevaux retenus par des palefreniers.
Le sculpteur, Guillame Coustou, s'est probablement inspiré des statues romaines antiques trouvées devant le Palais du Quirinal à Rome, qui montrent des demi-dieux Castor et Pollux s'efforçant de dompter leurs chevaux. Faisant allusion à cette référence classique, les Chevaux de Marly symbolisent la lutte entre l'homme et la nature (représentée par un cheval indompté).
Le Couronnement de la Vierge (Aile Denon, Salle 708)
Exposée dans le magnifique Salon Carré du Louvre (Salle 708), le Couronnement de la Vierge est l'un des chefs-d'œuvre du musée de la peinture médiévale. Guido di Pietro, connu sous le nom de Fra Angelico, a créé cette œuvre de 1430 à 1432 et était à l'origine utilisée comme retable pour le couvent de San Domenico à Fiesole, à l'extérieur de Florence.
Le thème du Couronnement de la Vierge était très couramment représenté dans l'art au 13ème siècle, et cet exemple montre une délicatesse exceptionnelle et un génie artistique.
La peinture somptueuse illustre l'Assomption de la Vierge Marie alors qu'elle est accueillie au paradis et couronnée par le Christ, qui est montré assis haut au-dessus de la multitude de spectateurs sur un trône accessible par des marches en marbre.
La scène est rendue avec un incroyable détail et dans des teintes lumineuses. Par exemple, Fra Angelico a peint les neuf marches en marbre dans des couleurs différentes. Une abondance de dorures est présente partout, dans le trône du Christ, ainsi que dans les halos des anges, suggérant un tribunal royal au paradis.
Le Tricheur à l'As de Carreau par Georges de La Tour (Aile Sully, Salle 912)
Créé vers 1635, Le Tricheur à l'As de Carreau trouve une place d'honneur parmi les Peintres de la Réalité du 17ème siècle en France. Le style signature de réalisme de Georges de La Tour met en lumière la scène de quatre personnes rassemblées autour d'une table en train de jouer aux cartes.
Les détails minutieux de la peinture et l'expression subtile des émotions confèrent une authenticité, permettant aux spectateurs de se sentir comme des spectateurs d'un véritable jeu de cartes. En tant que spectateurs, nous éprouvons une curiosité et une anticipation quant à ce qui va se passer ensuite.
Nous regardons le sujet de la peinture, un jeune homme flamboyant vêtu d'une plume, sur le point d'être dupe. Dans une composition inhabituelle, le sujet est représenté à l'extrême droite (plutôt qu'au centre) de la peinture, dans un espace séparé des autres.
Pendant ce temps, le groupe de trois personnes semble partager un secret, comme en témoigne leurs mouvements oculaires latéraux. La femme au décolleté plongeant attire l'attention du spectateur avec son regard furtif. Elle communique silencieusement avec le joueur (le tricheur) sur le côté gauche de la peinture qui tire discrètement une carte d'as de carreau de sous sa ceinture, qui sera la carte "gagnante".
Un aspect intrigant de cette peinture : Le tricheur semble regarder le spectateur, comme s'il savait qu'il est observé. En tant que spectateurs, nous surprenons le tricheur et ses complices dans leur acte répréhensible. Georges de La Tour utilise cette scène pour raconter un drame moral sur les péchés de la luxure, de la boisson et du jeu.
Portrait de l'Artiste Tenant un Chardon par Albrecht Dürer (Aile Richelieu, Salle 101)
Une peinture saisissante, le Portrait de l'Artiste Tenant un Chardon est l'un des premiers autoportraits autonomes dans la peinture européenne. Albrecht Dürer a créé ce portrait de lui-même en 1493 alors qu'il n'avait que vingt-deux ans. L'artiste tient un chardon, qui représente soit la fidélité envers sa fiancée, soit une allusion à la Passion du Christ.
La composition du buste en trois quarts était typique de la peinture de portrait au 16ème siècle. Les spectateurs peuvent détecter une certaine awkwardness dans le portrait, car l'artiste travaillait à partir de son reflet dans le miroir.
Captif Sculptures par Michelangelo (Aile Denon, Salle 403)
Ces statues expressives sont des chefs-d'œuvre de Michel-Ange, montrant son génie technique et sa profondeur émotionnelle. Le duo de sculptures, L'Esclave Mourant (The Dying Slave) et L'Esclave Rebelle (The Rebellious Slave), se trouve dans la Galerie Michel-Ange (Salle 403), une galerie spacieuse avec de grandes fenêtres qui laissent entrer la lumière naturelle.
Les deux sont enchaînés et montrés nus pour souligner leur vulnérabilité, mais les deux esclaves transmettent des émotions très différentes. L'Esclave Mourant semble être dans un sommeil éternel profond, tandis que l'Esclave Rebelle est déformé dans une lutte violente. Certains historiens de l'art ont interprété les sculptures comme symbolisant l'âme humaine enchaînée par le corps.
Michel-Ange a commencé à travailler sur les statues en 1513 dans le cadre d'un projet monumental pour créer le tombeau du Pape Jules II. Cependant, le projet a été retardé et finalement abandonné. C'est une des raisons possibles pour lesquelles les statues sont inachevées, avec des marques de ciseau encore visibles.
Une autre explication est que Michel-Ange a ressenti qu'il avait atteint le maximum de potentiel artistique à partir du bloc de marbre brut. En fait, il y a quelque chose de poétique dans l'image d'esclaves attendant d'être libérés du marbre.
Bijoux de Couronne Français (Galerie d'Apollon)
Le symbole ultime de grandeur et de souveraineté, les couronnes de couronnement de France reflètent la richesse et le pouvoir des monarques français, ainsi que la gloire de l'Empereur Napoléon Ier et de Napoléon III. Les couronnes ont été faites sur mesure pour chaque roi et ornées de bijoux précieux.
Assurez-vous de voir la Couronne de Louis XV, qui comprend deux rangées de perles et huit pierres précieuses (émeraudes, saphirs, rubis et topazes) alternant avec des diamants étincelants. Les arches de la couronne sont décorées avec des fleurs de lys en diamants, l'emblème des monarques français depuis le 12ème siècle.
Pour ceux qui aiment les bijoux, le diamant de 140 carats "le Régent" (le "diamond Régent") est à ne pas manquer. Ce bijou éblouissant est l'un des plus beaux et des plus brillants diamants au monde, apprécié pour sa perfection.
Un morceau qui appartenait à la fille aînée (et unique enfant survivante) de Louis XVI et de Marie-Antoinette, le Diadème de la Duchesse d'Angoulême est un bijou étincelant décoré de diamants et d'émeraudes.
La majestueuse Couronne de l'Impératrice Eugénie illustre le bijou somptueux du Second Empire. Le joaillier impérial Alexandre-Gabriel Lemonnier a créé cette couronne scintillante avec 2 480 diamants disposés sous forme de palmettes et flanquée de 56 émeraudes précieuses.
Les joyaux de la couronne sont exposés dans la récemment rénovée Galerie d'Apollon (Aile Denon, Salle 705), qui a rouvert en 2020. Cette galerie richement ornée a été créée au 17ème siècle par Louis Le Vau, architecte du Château de Versailles, et Charles Le Brun, peintre officiel de Louis XIV. Le décor splendide de la galerie rivalise avec la beauté des gemmes présentées dans les expositions. Au 19ème siècle, Eugène Delacroix a terminé la peinture du plafond central de la galerie.
Exploration du Palais du Louvre
La Grande Entrée : Pyramide du Louvre
L'entrée principale du Louvre se trouve dans la cour centrale à la Pyramide du Louvre. Conçue par l'architecte Ieoh Ming Pei et ouverte en 1989, cette icône de 22 mètres de haut est construite à partir de 675 panneaux de verre, inondant l'espace intérieur de lumière naturelle.
La Pyramide permet d'accéder à la Cour Napoléon, où se trouvent le bureau des tickets et le bureau d'information.
Il existe des moyens plus rapides d'entrer dans le musée (par le Carrousel du Louvre ou l'entrée de la Rue de Rivoli), mais la Pyramide de verre est la plus dramatique des entrées à la fabuleuse collection d'art du Louvre.
Le Louvre Médiéval : Fondations du Palais
Les fondations originales du Louvre se trouvent dans la section du Louvre Médiéval, accessible par la Pyramide et l'escalator vers l'aile Sully. Cette zone souterraine révèle la forteresse médiévale créée pour le roi Philippe Auguste en 1190.
Les visiteurs peuvent voir les anciennes fondations, les vestiges du fossé médiéval et les donjons, ainsi que la Salle Saint-Louis (construite entre 1230 et 1240), le seul vestige restant du bâtiment principal de la forteresse médiévale.
Plusieurs salles de la section du Louvre Médiéval affichent des documents, des modèles et des peintures liés à l'histoire du Louvre.
Un Magnifique Palais Royal Pour les Rois de France
La sombre forteresse médiévale du Louvre a été améliorée sous Charles V, Charles VI et Henri II, et transformée en un palais royal beaucoup plus impressionnant et luxueux par Louis XIII et Louis XIV. La Salle des Caryatides est une vaste salle de réception créée pour le roi Henri II.
La Chambre de Parade du Roi (Salle 25 du département des Antiquités égyptiennes) est la chambre où Charles IX et Henri III accueillaient la cour chaque matin. La Salle des Sept-Cheminées (Salle 74 du département des Antiquités grecques, étrusques et romaines) était l'appartement royal de Louis XIV jusqu'à ce qu'il déplace sa cour à Versailles.
Même après que le Louvre ne soit plus un palais royal, il a été utilisé à des fins officielles par Napoléon III. Les visiteurs peuvent également voir le Grand Salon somptueux et les salles à manger des Appartements Napoléon III (Aile Richelieu, Salle 544). Exemplifiant le style Second Empire, le décor somptueux présente des lustres étincelants, des moulures dorées, un travail de stuc décoratif, des rideaux en soie, du mobilier en velours et de magnifiques plafonds peints avec soin.
Une autre salle incontournable du musée est la Galerie d'Apollon. Cette superbe salle de réception possède une spectaculaire peinture de plafond commencée par Charles Le Brun, rendant hommage à Louis XIV, le Roi Soleil. La partie non achevée par Le Brun, le saisissant panneau central représentant Apollon Tuer le Serpent Python, a été peinte par Delacroix en 1851.
Comment Profiter au Maximum de Votre Visite au Musée du Louvre
Adresse : Rue de Rivoli, 75001 Paris
- Billets : L'entrée principale et le bureau des tickets se trouve à la Pyramide du Louvre, mais cela a aussi les files d'attente les plus longues. Les entrées au Carrousel du Louvre depuis la station de Métro ou la Porte des Lions évitent les longues files d'attente. Vous pouvez acheter vos billets à l'avance, mais vous devez les récupérer en personne à l'entrée de la Pyramide de Verre (cela ne vous permet pas de sauter les files d'attente).
- Horaires : Le Musée du Louvre est ouvert du lundi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche de 9h à 18h. La dernière entrée est à 17h. Le Louvre est fermé le mardi.
- Visites guidées : Pour vous assurer de voir tous les points forts essentiels du musée, essayez une visite sans file d'attente. Ces visites incluent généralement des écouteurs, afin que vous puissiez facilement entendre votre guide expliquer l'histoire et la signification artistique des chefs-d'œuvre du musée, de ses peintures inestimables aux bijoux de la couronne.
- Comment se rendre au Louvre : La station de Métro est à Palais-Royal-Musée du Louvre ou les lignes de bus 21, 24, 27, 39, 48, 68, 69, 72, 81 et 95 s'arrêtent devant la Pyramide du Louvre. Le stationnement le plus pratique est dans le garage souterrain sur l'Avenue du Général Lemonnier, ouvert tous les jours de 7h à 23h.
- Ressources : Le site web du Louvre a également une section consacrée à informations pratiques sur les horaires d'admission, les fermetures de salles et les commodités.
- Nourriture et Boissons : Le Louvre dispose de plus d'une douzaine d'options (cafés, restaurants et snacks) pour les visiteurs en quête de rafraîchissements. Le Café Richelieu propose aux invités un menu raffiné et un chocolat chaud décadent fourni par le célèbre salon de thé Angelina. Dans un élégant pavillon de l'aile Denon près de la galerie des peintures françaises, Le Café Mollien sert un simple menu de déjeuner. Le cadre le plus pittoresque se trouve à la Terrasse de Pomone, une crêperie et brasserie à la mode dans le Jardin des Tuileries. Des collations gastronomiques sont disponibles au Paul, une boulangerie française traditionnelle dans le Jardin du Carrousel. Niché dans les arcades du Louvre, le Café Marly est un restaurant haut de gamme.